PENTECÔTE

Vous allez recevoir une force,

celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous.


L’ Esprit de Dieu qui planait déjà sur les eaux  au moment de la Création, c’est Lui, le Saint-Esprit, la rouah, le vent divin  qui souffle où il veut, comme le dit Jésus, qui inspire les prophètes et les justes et qui descend sur les apôtres à la PENTECOTE pour jeter un pont d’un homme à l’autre,

d’une langue à l’autre ...

L’Esprit (le paraclet, ou intercesseur, promis par Jésus avant son ascension vers le Ciel)  agit comme un coup de foudre pour les apôtres !


Ils sortent du cénacle et de leur peur, ivres de joie, prêts à évangéliser et à faire face aux persécutions.

‘‘L’Amour a été répandu dans nos coeurs

par l’Esprit saint qui nous a été donné’’




C’est à son discernement et à la force qu’il insuffle que

nous devons faire appel avant de décider de nos choix de vie en toute indépendance et non ceux que d’autres ont décidé pour nous ! (la pub, la mode, la société, les circonstances…)


Encore faut-il chercher cette force intérieure qui habite l’être humain, pas seulement pour survivre mais pour se

surpasser .


Qui ne s’est jamais plaint de ne pouvoir faire ce qu’il voulait ...sans rien changer pourtant à ses habitudes ?

...pas possible , pas l’argent, pas le temps, pas les aptitudes physiques , intellectuelles , etc...

Ne rien oser changer, c’est souvent être comme ce nageur, agrippé au bord de la piscine à regarder l’autre bord, celui du grand bassin, sans oser abandonner celui où il a pied.


Comment surmonter nos peurs ?

la peur d’échouer surtout ?


Pour lâcher prise, comme on dit, il faut faire

confiance à cette petite voix en nous qui répète :

tu peux le faire !

et oser dire non si c’est un oui à soi-même .

Un courage que la foi puise et trouve dans la prière


COIN PRIÈRE


De n´importe quel pays, de n´importe quelle couleur. la musique est un cri qui vient de l´intérieur  dit la

chanson, comme la prière...

la prière est la traduction de Tsa`aqah, le cri en hébreu,


Le Dieu, dont parle le Livre de l’Exode, n’est pas sourd à la clameur des hommes, des femmes et des enfants, réduits à l’état d’esclaves. Le cri des vivants, ‘’fait sortir’’ Dieu lui-même : ‘’Je suis descendu pour délivrer mon peuple’’

(Exode 3,8).


C’est pourtant un cri récurrent aujourd’hui que de se moquer d’un dieu qui serait absent ... pour nier son existence



mais Dieu n’a-t-il pas aussi le droit de réponse  : J’entend le cri des pauvres et des plus démunis exclus de votre société de consommation !



J’entend celui des migrants, arrachés à leurs racines, refoulés comme une menace au lieu d’être accueillis comme une chance !


J’entend le cri de toutes les victimes de la

violence que vous entretenez par vos divisions !


J’entend la clameur de la Terre que vous empoisonnez et que vous épuisez par une exploitation inconsidérée

c’est vous, mes enfants, qui êtes sourds à tous leurs  cris !



De tous les dons de l’Esprit , ‘’l'Amour est le premier don qui contient tous les autres’’, mais il  en est un autre qui  est un cadeau de consolation propre à l’être humain :


                   




Ce garde-fou,

cette pirouette libératrice,

cette colère déguisée

cette auto-dérision

ce clin d’oeil pour conjurer le malheur  

c’est l’humour !


ne dit-on pas de quelqu’un qui a

de l’humour qu’il est spirituel ?

(CLIC sur l’image : archive : Esprit es-tu là ?)


pour les athées ;  il n’y a pas de miracles, juste des mystères à élucider qui trouveront leur explication tôt ou tard et nous ne devons rien à un dieu qui n’existe pas.

Bien sûr, on ne peut nier que nos légumes poussent dans notre jardin parce que nous les avons plantés ; c’est le clin d’oeil du jardinier au curé qui lui dit :

Grâce à Dieu, quel jardin magnifique vous avez là , mon fils » et qui répond :

Oui, mais vous auriez du voir ce bout de terre avant, quand c’était le Seigneur, seul qui s’en occupait… ! 

un mystique rhénan du XIV ème siècle  y répond ainsi  :

Notre Dieu n'a pas de mains, il n'a que nos mains pour construire le monde d'aujourd'hui.




Notre Dieu n'a pas de pieds

il n'a que nos pieds pour conduire

les hommes sur son chemin


Notre Dieu n'a pas de voix

il n'a que nos voix pour parler

de Lui aux hommes


Notre Dieu n'a pas de forces

il n'a que nos forces pour mettre

les hommes à ses côtés

Nous sommes la seule Bible que les hommes lisent encore

Nous sommes la dernière parole de Dieu,  l'Evangile qui s'écrit aujourd'hui

n’a pas mis de baguette magique dans la main de Moïse, seulement un ...bâton ! celui d’un berger comme les autres mais il en a fait le symbole de sa foi.


Avec ce bâton, Moïse ridiculisa les magiciens d'Égypte, dépouilla Pharaon de son pouvoir, démystifia les dieux d'Égypte et fit sortir Israël de l'esclavage. 


‘‘prend ton bâton en main et ouvre un passage dans la mer’’ lui dit l’Eternel


C’est ce même bâton que Moïse tint levé plus tard jusqu’à la victoire d’Israël sur Amalek

Ta foi, t’a sauvée, répétait Jésus.... Pour Dieu rien est impossible, mais il attend de nous que nous lui fassions confiance en participant au miracle.

Le talent disait Victor Hugo, c’est 10% d’inspiration et 90% de transpiration

Oracle du Seigneur...


Le vrai prophète, inspiré par l’Eternel, ne fait que

répéter ce que l’Esprit saint lui dicte dans le coeur  et non ce que lui dicte le monde ... c’est dire si ce job n’est pas de tout repos !


C’est aussi le challenge de nos prêtres pour l’homélie et c’est pourquoi je leur dédie cette lettre-hebdo  (avec reconnaissance) et ce clindieu, en particulier, à Maroun, notre jeune vicaire, exilé de son Liban natal, avec lequel nous venons de jubiler en fêtant ses dix ans de sacerdoce !



Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !

Que ce que vous croyez

deviennent vos pensées,

que

vos pensées deviennent vos paroles

vos paroles deviennent vos actions

vos actions deviennent vos habitudes

vos habitudes deviennent vos valeurs

vos valeurs deviennent votre destinée !

Nos vies ne sont que des bouts d’essai. Pour qui, pour quoi, Dieu seul le sait. Toi qui connais la fin du film. Dis Marilyn, est-ce un baiser ?        Claude Nougaro


je t’enverrai un baiser avec le vent et je sais que tu l’entendras; tu te retourneras et, sans me voir, je serai là !    Pablo Neruda