Quand ma fille est née en 1970... mai 68 était passé par là et l'émancipation de la femme était déjà amorcée .

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Depuis 1944 , les femmes pouvaient certes voter, mais  la loi ne les autorisait  à ouvrir un compte bancaire à leur nom et à travailler sans le consentement de leur mari que depuis 1965 et... ce n'est qu'en juin 1970 que la loi mit fin à la notion de chef de famille * et à la toute puissance paternelle...


Obsolètes, donc, les leçons de puériculture qui  transformaient les bébés en momies,  emmaillotés dans un lange serré ! Oubliée cette pratique ancienne qui pouvait paraître barbare mais qui avait toutes sortes d’avantages selon nos grands-mères : il servait de tuteur en assurant au bébé un dos bien droit et lui aurait évité des jambes Louis XIV (jambes arquées), il le tenait au chaud dans des maisons humides pas toujours bien chauffées et on pouvait emporter partout bébé dans sa petite hotte de coton rigide même en allant travailler aux champs On le suspendait à un arbre pour le mettre hors de danger des bêtes et pour travailler tout en restant proche de lui...



Mais voilà, je travaillais en ville et il m'aurait été difficile d'emmener mon bébé avec moi... même si j'avais rêvé d'être une africaine pour la garder dans un sac à dos comme je l'avais portée dans mon ventre pendant 9 mois.

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Ceux qui disent que l’instinct maternel n’existerait pas (qu'il varierait selon l’époque et que la femme serait plus ou moins bonne mère selon que la société valorise ou déprécie la maternité...) ne savent pas combien peuvent culpabiliser les mamans qui travaillent et donnent leur bébé à garder !

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La mise en nourrice ou la mise en crèche actuelle ne saurait prouver l’absence d’instinct maternel... mais parlons alors si l'on préfère d'amour maternel.

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La dernière chose à faire, mais je l'ai compris plus tard en mettant mon fils au monde,  c'est de trop écouter les conseils et de se comparer aux autres mamans qui, elles, ont eu le temps de tout faire  ce qui a le don de te démoraliser quand le linge sale s'accumule et que ton bébé te joue la grande scène du 2 (2éme acte au théâtre où se joue le drame : il s’agit d’émouvoir) quand tu l'abandonnes dans les bras de la nounou.


La force des femmes est dans leur faiblesse...



Tout le monde n'a pas la chance d'être orphelin , a écrit Jules Renard dans une phrase terrible pour évoquer la douleur des enfants mal aimés.

L'amour maternel, c'est aussi laissé l'enfant quitter le nid et reporter son amour vers d'autres personnes, et non le garder sous sa coupe.  Cet amour absent, insuffisant ou, au contraire, envahissant, étouffant, peut plomber une vie entière mais si toutes les mères ne sont  pas entièrement dévouées à leur enfant et prêtes à mourir pour le protéger, ce n'est pas le cas de la grande majorité.

C'est pourquoi, je terminerai ce brain storm (cette tempête de crane) suscitée par la Fête des Mères, par une petite histoire qui illustre bien ce qu'est : le coeur d'une mère...

Pendant longtemps,  les femmes n'ont été reconnues que dans leur statut d’épouse et/ou de mère, réduites  au maternage et à l’éducation des enfants. Les exceptions confirmant la règle.

Qu'elles soient troquées contre une jolie dot ou demandées en mariage par un prétendant aux gants beurre frais, les épouses finissaient  dans la cuisine, au mieux avec des gants mappa ; mais çà, c'était avant ! avant que le féminisme ne remette les pendules à l'heure et incite les  femmes à s’émanciper de la tutelle maritale et patriarcale... avec ses avantages et quelques inconvénients

Jusque là et longtemps encore après, le père était resté, (en général) le chef de famille et  la plupart des femmes s'arrêtaient de travailler pour élever leurs enfants quand elles le pouvaient  (ou pas ! merci les HLM de l'après-guerre et la maman au foyer  qui gérait les dépenses en faisant tout elle-même jusqu'à nos vêtements ... comme la mienne)

J'étais de celles qui travaillaient et je venais de dévorer  les      best-sellers de Laurence Pernoud :  j'attends un enfant et J'élève mon enfant, pour ne pas être une mauvaise mère


Restons  honnêtes... tous le pères n'étaient pas  dominateurs, colériques, réticents à toute forme de compliment,  hurlant parce qu’il y avait trop de vinaigre dans la salade ; le mien, en plus, nous aimait et s'est saigné aux quatre veines pour sa femme et ses filles

L'année suivante, en 1971, la loi rendra obligatoire l'égalité des salaires entre les hommes et les femmes pour un même travail, mais, là encore, ce n'était pas gagné !




J'achetais mon premier  babygro : cette grenouillère ouverte dans le dos, équipée de pressions, qui  répondait aux besoins des  parents de cette époque où l’on préconisait de coucher les nourrissons sur le ventre* pour les faire dormir.

*aujourd'hui faire dormir les bébés sur le ventre n'est plus du tout recommandée, voire interdit car cela pourrait favoriser la mort subite du nourrisson...

*dans les couples mariés, l'autorité parentale est désormais exercée par les deux parents ... Rappelons pourtant que la révolution française avait clairement précisé " les deux parents ont une responsabilité commune pour ce qui est d’élever l’enfant et d’assurer son développement"

On ne nait pas macho, on le devient...

Comment  inculquer à nos filles la confiance et la détermination nécessaires pour s'épanouir dans une société qui commence seulement à dénoncer et sanctionner le harcèlement  et l'abus sexuel ?

Comment libérer les mamans des traditions, des stéréotypes sexuels et des comportements sexistes dont elles ont pu souffrir elles-mêmes ? Comment convaincre des parents de ne pas élever  leurs fils dans l'irrespect en général et celui des femmes en particulier ?

(bien vu... avec de l'humour et un accent qui déride

Plus on a laissé les stéréotypes sexistes s'ancrer dès l'enfance, plus il a été facile de conclure que les filles étaient inférieures aux garçons et que les garçons avaient un statut plus élevé parce qu'ils l'auraient mérité biologiquement.

Pourtant  le sexe n'est pas l'organe avec lequel on pense; c'est le cerveau et, a priori, la fille a le même; qu'elle vienne de Vénus et le garçon de Mars, ne peut éventuellement que les rendre ... complémentaires.




Les femmes ont déjà remplacé les hommes pendant les guerres ; à l'inverse, il n'y aucun travail qu'un homme ne puisse aussi apprendre (même le métier de sage-femme)...  à part allaiter et mettre les enfants au monde


Il n'y avait pas de théorie du genre en 1970 mais j'avais déjà décidé que le rose, c’était pour tout le monde mais pas pour ma fille que j'habillais en rouge et noir au grand dam de mes parents ; si elle était ma princesse et l'est restée ; c'est moi qui jouait avec elle à la poupée, pas elle.

Pas la peine, non plus, de s'étonner qu'elles n'aient pas fait la "une" pendant des siècles, puisque que les hommes tiraient à eux la couverture et s'attribuèrent bien des oeuvres, des inventions et des découvertes faites par des femmes

Maso  ?

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Pourquoi tant de femmes dans les églises alors que  la litanie est  longue des offenses faites aux femmes au nom de Dieu ?

parce que Dieu fit l'homme à son image, qu'Il le créa mâle et femelle, que Jésus fit preuve d'une étonnante et révolutionnaire mansuétude envers le beau sexe et que... Marie, mère de Dieu (quand même !)



Ce sont les hommes  qui ont assis leur domination et  relégué les femmes pendant des siècles aux destins secondaires d'épouses, de mères, voire de signes extérieurs de richesse ( le roi Salomon disposait ainsi de 700 femmes et de 300 concubines.)

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En fait la  misogynie est apparue dès l'instant où les femmes ont voulu s'instruire. Au XVII° siècle encore, Molière  ne s'est pas privé de les caricaturer dans les Précieuses ridicules et les Femmes savantes.

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Avant, le statut des

femmes était dans les

moeurs du temps.

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Sexe faible ?


Nous avons besoin les uns des autres. Ceux qui se leurrent sur la faiblesse des femmes, ne savent pas de quoi elles sont capables (même d'être soldats). On les dit pacifistes, et elle le sont ; pas seulement parce que c'est  le résultat d'une éducation vieille de milliers d'années mais parce que c'est la meilleure façon de protéger leur progéniture.

Mais touchez à leurs enfants et il pourrait vous en cuire et vous faire réviser ce postulat  (comme cette maman ourse)


Hystérique ?



merci aux suffragettes du siècle dernier d'avoir péter les plombs et fait  entrer le happening dans la culture des féministes militantes quand la provocation était la seule manière de se faire entendre

trop c'est trop !

Elle l'est toujours mais se déshabiller n'est peut-être pas la meilleure façon de protester contre les  sexistes!  les premières femen, en Ukraine avaient inscrit leurs slogans sur leurs dos nus, mais les photographes ne s’intéressaient qu’à leurs seins plutôt qu'à leurs revendications ;  un streap tease expose ces militantes à des violences  sans obtenir les résutats espérés....


Pourquoi cette préférence pour les garçons  à la naissance ?

A cette préférence ancestrale ancrée dans les coutumes, les traditions et la religion, est venue s’ajouter, dans plusieurs pays, une législation coercitive de limitation des naissances. Mais cette préférence est un phénomène qui concerne tous les pays et pas seulement ceux qui  compte le plus  d'avortements sélectifs : dans la Corée traditionnelle, la préférence pour le nouveau-né de sexe masculin était telle qu’une femme n’ayant pas eu de garçon pouvait être abandonnée par son mari et rejetée par sa famille.

Au XXe siècle encore, la discrimination est dramatique dans les pays dits alors  sous-développés  : les filles sont moins bien nourries, moins bien soignées, mariées très jeunes et souvent mères à 15 ans voire moins.

elles sont souvent aussi moins scolarisées, très tôt dédiées aux tâches domestiques et exposées à toutes les formes de violences (particulièrement

Loué sois-tu, mon Dieu, de ne pas m’avoir fait naître femme disent les juifs pieux chaque jour dans une bénédiction où ils se félicitent d'être des hommes ; après les autres louanges : Loué sois-Tu, Éternel... qui ne m’as pas fait non-juif; Loué sois-Tu, Éternel... qui ne m’as pas fait esclave....

A chaque époque ses interprétations et  les rabbins tentent de la justifier en assurant que c'est pour reconnaitre combien il est difficile d'être une femme ...mais

sexuelles, de l’inceste à la prostitution, sans parler des « meurtres d’honneur », en cas de relations sexuelles hors mariage dans certains pays (Bangladesh, Pakistan, Yémen, entre autres)

Clin d'oeil solidaire  à la maman agressée dans un café de Bordeaux parce qu'elle avait l'impudence d'allaiter son bébé...

"couvrez ce sein que je ne saurais voir,  par de pareils objets, les âmes sont blessées, et cela fait venir de coupables pensées..." Tartuffe

le Prophète a dit  :

N’interdisez pas aux femmes de se rendre à la mosquée, même s’il est préférable pour elles de prier dans leurs maisons

Tant mieux, tant pis, si les genres (qui ont pour certains mauvais genre) sont pour l'instant surexposés dans les medias pour  banaliser nos différences et nos préférences sexuelles. Le déni n'a jamais réussi à personne  

Mais avant de condamner les homosexuels comme des sodomites , il est bon de relire ce passage de la Bible : le crime des habitants de Sodome était-il vraiment dans leur façon de connaitre sexuellement leurs victimes ou plutôt  le viol, le refus d'une hospitalité sacrée et leurs injustices ?

Les temps changent...

- partager l'addition lors d'une première rencontre (même si la "langue" du Monsieur traine par terre... pour qu'il comprenne qu'il n'a aucune chance "de conclure"si pas d'affinités. Pas question de prendre le travail d'une  prostituée !



- balancer son porc (mais sans devenir parano...)

etc, etc...

L'homosexualité est-elle désavouée parce que ce comportement sexuel dérange, ou  parce qu'elle ne peut répondre à  l'injonction divine  de la procréation (Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre,) ; il n'y a pas d'homophobie à le dire.




mais le chef d'oeuvre de Dieu, c'est le coeur d'une mère

Il y a encore des clubs où une femme n'est pas admise ... En parallèle, des établissements réservées aux femmes seraient en pleine expansion ; un modèle discriminatoire qu'il est peut-être dommage de vouloir imité.

Qu'est-ce que la femme revendique ?

... rien qui ne soit politiquement correct aujourd'hui ; la démocratie occidentale avance, et les droits des femmes avec elle.  

La guerre des sexes n'aura pas lieu... mais genre ou pas genre, ce sont les femmes qui portent les enfants ... et qui auront toujours à les supporter tant que des hommes ne seront pas capables d'éduquer leurs gosses au-delà du chèque mensuel (à supposer qu'on ne soit pas dans le lot des pensions alimentaires impayées ou que les femmes ne les imitent pas en se déchargeant de la garde).

D'où cette formule, peut-être, un tantinet condescendante: derrière chaque grand homme se cache une femme

Michelle Obama l'a très bien illustrée ... un jour que le couple était allé diner dans un restaurant réputé, Michelle raconta à son époux, Barak, que le propriétaire des lieux avait été fou amoureux d'elle

Le Président dit alors :Donc si tu l'avais épousé, tu serais aujourd'hui propriétaire de ce charmant restaurant

Ce à quoi elle répondit : Non, si je l'avais épousé, il serait Président

S'il y a un temps pour tout , il ne l'a été qu'à partir du 19ème siècle pour les femmes ; jusque là, la cause était entendue...  si un homme public était un homme politique, une femme publique était une péripatéticienne, un péripatéticien était un philosophe de l'école d'Aristote, une péripatéticienne était une prostituée, etc...


Nous, les femmes, nous sommes la moitié du ciel et même un peu plus, nous entendons être la moitié de tout; pas vos moitiés, la moitié de tout, et surtout, surtout, être au moins la moitié partout où se prennent les décisions.  Le monde qui vient devra s'habituer partout à la présence partout, la présence forte de nos filles, de vos filles.    Christiane Taubira

L'objectif du féminisme n'est pas de diriger la planète ou de détruire la masculinité de l'homme ; les mâles qui éprouvent le besoin d'inférioriser et de décrédibiliser les femmes pour exister ont simplement peur des femmes qui n'ont pas peur d'eux comme le raconte Simone de Beauvoir

Bref, la femme est un homme comme les autres...

"respect " ...

Aretha Franklin

Dans cette éthique, il y a donc l'idéal, cette sainteté à laquelle peu d'entre nous parviennent  et l'inadmissible, de l'ordre du nuisible voire du criminel, .

bref du péché à combattre.


Les homosexuels  ne se situent-ils pas, comme la plupart d'entre nous, entre deux chaises, c'est à dire : le possible ?..

L'Eglise a un idéal qui, selon le Christ, est de vivre en frères, dans la paix, l'amour  et la chasteté (dans le célibat  comme dans le mariage) et donc abstinence pour ceux qui ont accepté ce choix et pas d'adultère pour les couples mariés…

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la maternité, partie intégrante de l’identité des femmes.